L’annonce de plan

L’annonce de plan donne lieu à tous les fantasmes, mais pas les plus excitants. L’annonce de plan suppose un plan. L’annonce de plan est simple. Elle est belle. Elle montre votre copie sous un jour charmant. Et elle se fait en trois parties.

Mon plan

Papa, maman, je vous annonce le plan

Vous avez un plan. Vous avez VRAIMENT un plan. Si vous n’avez pas vraiment de plan, vous n’annoncez pas le plan. Vous laissez du blanc. Comme tout le monde. L’annonce de plan sert à rassurer le lecteur et vous obliger à suivre votre plan. En gros. Oui je vis dans un monde sans correcteur blanc.

Une annonce de plan ne vise pas à l’originalité. Elle présente rapidement ce qui va être fait dans les différentes parties. Optez pour une phrase par grande partie annoncée. 3 parties, 3 phrases. C’est merveilleux.

Ne cherchez pas loin. Votre objectif est de montrer clairement au correcteur que votre copie a un plan. Que vous savez ce que vous faîtes. Où vous allez. Que vous allez pas nous le paumer en route, le correcteur. Soyez lourd : « Dans un premier temps… Dans un second moment… Nous verrons enfin ».

On se fait un plan ?

Attention ! Il y a quand même un piège ! Évitez les « Premièrement / Deuxièmement » trop brutaux. Le but est de montrer que votre copie suit un chemin logique, qu’il y a une évolution. Si vous gérez mal ce passage, on aura l’impression que vous collez des morceaux façon patchwork.

Vous devez donc insister sur la liaison entre les parties annoncées. Vous dites ce que vous allez faire  : « Nous étudierons blabla ». Puis vous expliquez pourquoi cela ne sera pas suffisant : « Cependant cette perspective se révélera trop limitée ». Et voilà que tu viens d’annoncer pourquoi tu passais d’une partie à une autre. Émotion.

N’écoutez pas les mécréants qui vous disent de faire des annonces fleuries. C’est pas des philosophes. C’est des esprits de cow-boy. Et n’écoutez pas ceux qui vous disent de zapper l’annonce de plan. Si je veux du suspense je me fais un film, pas une copie de philo.

Exemple

Je sais que vous aimez tous les exemples. Longueur papier : 9 lignes. Oui, oui c’est long, mais c’est un exemple.

Sujet : « Le vrai, est-ce l’erreur surmontée ? »

Nous verrons dans un premier temps que c’est en dissociant les sens de « erreur » qu’on parvient à penser cette situation.

Cependant  faire de l' »erreur surmontée » une définition de « vrai » paraît méconnaître l’aspect objectif du vrai, non réductible au dépassement d’une erreur par un individu.

Nous verrons alors dans un troisième et dernier temps comment une distinction entre différents types de vrais permet de penser le vrai autant comme révélateur de l’erreur que comme son dépassement.

Une phrase par partie. Ça dit ce qui va être fait. Et ça montre qu’on a un plan.

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Image [cc-by-sa 3.0 dicophilo]

19 comments / Add your comment below

  1. Bonjour, j’ai vraiment du mal a trouver mon plan pour le sujet suivant  » cela a t-il un sens d’être misanthrope ?  » est ce que quelqu’un pourrait m’aider s’il vous plait.
    Merci!

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