Comment rédiger l’introduction

L’introduction d’une dissert de philo se soigne ! C’est le premier contact avec le lecteur et le moment fondateur du devoir. Savoir quand et comment la rédiger est essentiel. Un correcteur connaît à peu près votre note rien qu’à lire votre introduction. Autant ne pas la bâcler.

Une copie où est écrit "mon intro toute pourrie (mais pas pour longtemps)"

Structure d’une introduction

  1. Accroche (facultatif)
  2. Définition des termes du sujet
  3. Mise en place de la problématique
  4. Annonce du plan

Il n’y a pas d’exception. Votre introduction doit comporter ces étapes, dans l’ordre indiqué. Votre correcteur cherchera ces différents moments dans votre texte. S’il ne les trouve pas, c’est que votre expression n’est pas assez claire ou structurée.

Revenir à la ligne à chaque étape est un excellent réflexe. Faire un paragraphe par étape montre que vous comprenez la méthode et savez structurer votre pensée. Cela facilite la lecture au correcteur, ce qui est toujours une bonne chose.

Certaines méthodes considèrent l’accroche comme un passage obligé. Je suis très dubitatif là dessus.

Certains professeurs disent (parfois) que l’annonce de plan est « facultative ». Mouais. Annoncer son plan montre que le devoir est maîtrisé : vous savez où vous allez et comment. L’annoncer au lecteur lui permet de comprendre la façon dont va s’organiser votre copie. Ne pas annoncer le plan sous prétexte de « suspense » est très périlleux. « S’il n’y a pas d’annonce de plan, c’est qu’il n’y a pas de plan » #truestory.

Quand rédiger l’introduction ?

Soit en premier, soit en dernier. On peut débattre sur la meilleure méthode. Dans tous les cas, l’introduction doit être en cohérence avec le reste du devoir. L’introduction… introduit… à la suite. Pas question d’annoncer un plan qui ne correspond pas à celui que vous avez réellement suivi. Pas question non plus de traiter une problématique autre que celle mise en place en intro.

Rédiger en dernier permet de rattraper des erreurs (plan non suivi, etc.). Cela donne une meilleure vision du contenu réel de votre devoir, avant d’en écrire l’introduction. Rédiger en premier rend la progression plus fluide, mais comporte des risques. Les deux solutions ne sont toutefois pas inconciliables. Cet article compare les avantages et inconvénients des deux choix.

Image : CC-BY calsidyrose, remixé par dicophilo

14 comments / Add your comment below

  1. C’est sympa comme conseils mais ça dépend tellement du prof… Le mien nous tape sur les doigts si on ose mettre des définitions dans l’intro, parce que justement la philo amène à poser des questions sur la définition des mots, on n’est pas en économie avec des définitions apprises par cœur : dans le développement il faut montrer qu’on peut avoir plusieurs approches des termes du sujet, et justement ça peut nous faire des sous-parties, en fonction de les définitions que l’on considère…
    Pareil pour l’annonce du plan, mon prof n’arrête jamais de nous dire qu’on n’est plus en cours de français et qu’il faut avoir une approche plus « libre » d’après lui.
    Enfin bref, tout dépend du prof qui corrige en somme.

    1. 100% pas d’accord. En philo, il y a une méthode.

      Sur la méthode

      La méthode, c’est les règles minimales qui permettent à tous les profs d’évaluer une copie et d’être globalement d’accord sur sa valeur, indépendamment de leurs préférences personnelles. Ça ne veut pas dire que tous les profs notent de la même façon. Ça veut juste dire que la méthode est le socle qui évite que ta copie ait 2/20 avec un prof et 18/20 avec un autre.

      La méthode est aussi un outil pour les profs. Ça leur permet de comparer des copies et de les évaluer avec un minimum d’objectivité. Pour faire simple, ou bien il y a une méthode, ou bien la notation est imprévisible. S’il n’y a pas de méthode, ta note au bac n’a aucune raison de ressembler à tes notes de l’année. Spoiler: si t’as 14 toute l’année, t’auras pas 2 au bac. Et inversement.

      Après, certains profs peuvent être plus ou moins sensibles à certains aspects de la méthode. Et les profs peuvent aussi être plus ou moins bons eux-mêmes, et mal préparer leurs élèves (si si). Dans la mesure où peu de gens ont deux profs de philo pour comparer, c’est pas facile de se faire une idée.

      Sur les définition en intro

      En intro, on fait émerger un problème qui s’appuie sur le sens des mots. Histoire d’être d’accord sur le sens qu’on donne aux mots, on va préciser vite fait ce qu’on veut dire par « art », ou « temps » (si ton sujet est sur l’art ou le temps). Ça ne veut pas dire qu’on doit balancer mécaniquement une définition apprise par cœur.

      Ton prof a raison de dire qu’on doit aborder plusieurs approches de termes et qu’on doit travailler les différents sens des mots pendant tout le devoir. Quand je dis en intro, on donne les définitions, je dis juste « tu ne peux pas dire le mot « art » sans préciser un minimum ce que tu mets derrière, sinon on ne voit pas de quoi tu parles ».

      Ne pas du tout définir, ça me semble de la pure erreur méthodologique indéfendable. Mais dire qu’on a pas besoin d’une définition complète et exhaustive, c’est vrai. En intro, on doit préciser les aspects du mots qui sont utiles à faire émerger la problématique. S’il y a d’autres aspects importants, on peut les aborder en corps de texte.

      Sur l’annonce de plan

      J’ai fait un article sur l’annonce de plan. Pour le coup, il y a des désaccords méthodologiques mineurs à son sujet. Il y a les profs qui veulent du suspense et qui préfèrent ne pas en avoir. Il y a ceux qui veulent qu’elle soit cool et funky. Et ceux qui veulent juste qu’elle soit claire. Perso, je suis dans l’équipe « faire clair ». Mais c’est pas non plus le désaccord du siècle.

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