Désir

Désir (nom commun)
(Philosophie) Aspiration irrationnelle, insatiable, et psychologiquement prégnante à posséder un bien.
(Philosophie) Souhait.
(Courant) Appétit sexuel.

Sens courant et sens philosophiques

Au sens courant, le désir est d’abord sexuel. On n’utilise presque plus le mot « désir » dans d’autres contextes. Si j’ai « du désir », c’est sexuel. Si j’éprouve « un désir pour X ou Y », idem. Parler de « désir » pour désigner un souhait non sexuel n’est pas courant. Il n’y a (à peu près) que chez les philosophes qu’on fait ça.

« Désir » est un mot rare dans la langue courante. On ne parle pas tous les jours de « désir ». De façon générale, le mot est peu utilisé. On préfère le verbe qui lui correspond. Le verbe « désirer » est très présent dans la langue. Contrairement à « désir », il n’a pas de connotation prégnante. Je peux désirer un café, une réduction, un peu d’attention, etc. Ce n’est pas forcément sexuel (!).

L’usage courant marque donc une différence entre le mot et le verbe. D’un coté, le nom « désir » : rare et toujours sexuel. De l’autre, le verbe « désirer » : fréquent et non connoté. La philosophie va s’écarter de cet usage. Les philosophes parlent du désir d’une façon très particulière :

  1. ils utilisent fortement le nom « désir » (plutôt que le verbe « désirer »)
  2. ils prennent « désir » dans une acception non sexuelle

Pourtant, l’usage philosophique de désir n’est pas unifié. Selon les contextes, on donne un sens plus ou moins large à la notion. Le désir est parfois très défini. Il est irrationnel, psychologiquement prégnant : ce n’est pas n’importe quel souhait. Il est d’autres fois très général : tout souhait ou toute volonté sont alors des formes de « désir ».

On a donc :

  1. un sens restreint du mot en philosophie
  2. un sens large du mot, toujours en philosophie

Cette nuance n’est jamais reprise dans les dictionnaires spécialisés. Soit le dictionnaire fusionne les deux sens en une définition unique, soit il choisit l’un des deux et focalise son analyse dessus. Je signale l’existence d’un sens restreint et d’un sens large par pédagogie. Il n’est pas certain que le sens large soit légitime. Cependant ignorer cet usage rend incompréhensible certains développements sur le désir.

Qu’est ce que le désir ?

Le désir est un affect. C’est-à-dire un élément qui trouble l’être humain, d’un point de vue corporel ou psychique. Plus précisément, le désir est un affect lié à la possession d’un bien. Celui qui désire souhaite posséder quelque chose, et cette chose désirée est pensée comme un bien. Pensez à celui qui veut le dernier gadget technologique à la mode. Il veut avoir ce gadget (iPad, Playstation, etc.). Et il considère la chose comme un bien : un élément positif, désirable.

On caractérise le désir par les aspects suivants :

  • irrationalité
  • insatiabilité
  • intensité
  • source de trouble
  • dimension psychologique

L’irrationalité est constitutive du désir. Un souhait peut être rationnel. Une volonté doit être rationnelle. Un désir ne peut pas être rationnel. Si vous désirez quelque chose, ça n’a plus grand chose de rationnel. Par exemple si vous vous obsédez pour un Thinkpad Lenovo. Au hasard. Pas que je veuille un Thinkpad Lenovo. Je dis ça comme ça.

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Objet de désir : un Thinkpad Lenovo (cc taka@pprs)

L’insatiabilité aussi est essentielle au désir. Posséder l’objet désiré ne « satisfait » par le désir. Il ne le « comble » pas. À la place, la possession supprime le désir de l’objet. On ne désire pas ce qu’on possède. Une fois l’objet obtenu, nous nous mettons à désirer autre chose. Le désir n’est plus celui de l’objet lui-même. Si j’ai un Thinkpad, je ne désire plus en avoir un. Je désirer utiliser mon Thinkpad, regarder mon Thinkpad, brosser mon Thinkpad, avoir des accessoires pour Thinkpad. Vous voyez le message.

Autre point important, le désir est source de trouble. Le sujet qui éprouve le désir est « troublé » par celui-ci. Son désir interfère avec le reste de son existence. L’individu pense en permanence à l’objet, il en parle sans cesse. Le trouble provoqué peut aller jusqu’à l’aliénation. Le désir influe alors sur tout le comportement de l’individu. Il est dominé par son désir et perd une part de sa rationalité.

L’intensité du désir est souvent mise en avant. Le désir n’est pas n’importe quelle envie. Il n’est pas un élément éphémère, sans accroche dans l’individu. Il est vécu comme intense. Un désir est quelque chose que l’on ressent physiquement et psychiquement. Cette dimension psychique est importante. Le désir occupe l’esprit, assez littéralement. Alors qu’un besoin est d’abord physiologique, un désir est d’abord psychique.

Le désir est ressenti par un sujet humain désirant et est orienté vers un objet désiré. Une analyse minimale du désir distingue donc :

  • le désir
  • le sujet désirant
  • l’objet désiré

Il n’est pourtant pas certain qu’il faille séparer réellement ces entités. Le désir éprouvé n’est pas extérieur au sujet qui l’éprouve. Et l’objet désiré est parfois moins important que la représentation que s’en fait le sujet. Or, si c’est la représentation qui compte, celle-ci n’est pas réellement séparée du sujet désirant (et se représentant).

L’objet du désir

L’objet du désir est un objet déterminé. On ne désire par un objet vague ou général. On ne veut pas un « ordinateur » ou un « ultra portable ». On veut ce modèle précis de Thinkpad Lenovo. Avec ces fonctionnalités là, pas d’autres. Si mon désir est comblé par le modèle avec une batterie 9 cellules, il n’est pas comblé par le modèle avec batterie 6 cellules.

L’absence ou l’inaccessibilité immédiate est caractéristique de l’objet du désir. On ne désire pas ce qu’on a : on l’a déjà. Il n’est donc plus question de « vouloir le posséder ». On ne « désire » pas non plus ce qu’on obtient facilement. On peut avoir « envie » de choses faciles à obtenir, mais on ne les désire pas. L’inaccessibilité participe de l’intensité du désir et des fantasmes qui entourent l’objet.

La représentation de l’objet joue un rôle central dans le désir. Le sujet désirant se forge une image de l’objet désiré, il en a une représentation qui s’écarte souvent de l’objet « réel ». Une distance s’instaure entre l’objet « tel qu’il est » et l’objet « tel que perçu par celui qui le désire ». Le sujet désirant attribue à l’objet de son désir des propriétés qui dépassent de loin ses capacités réelles. Il s’imagine qu’il va lui procurer une jouissance et qu’il aura des effets impressionnants.

L’objet désiré est fantasmé par le sujet. Au point où l’on peut s’interroger : le sujet désire-t-il l’objet « réel » ou l’objet tel qu’il se le représente ? Son désir est-il produit par l’objet lui-même ou par la représentation de cet objet ? Une représentation peut être déformante, voire totalement fausse. Elle peut attribuer à l’objet des qualités qu’il n’a pas réellement ou occulte ses défauts.

L’écart objet désiré / objet réel peut conduire à des déceptions. En obtenant l’objet, l’individu découvre qu’il n’était pas comme il se l’était figuré. Le réel fait s’évaporer l’aura de la chose et révèle la banalité de l’objet initialement désiré.

Le sujet du désir

Le sujet désirant est conscient de son désir et connaît l’objet de son désir. Par opposition, on n’est pas toujours conscient de ses besoins. On peut avoir besoin de vitamines sans s’en rendre compte et sans savoir qu’il nous faut des « vitamines ». Alors qu’on est conscient de nos désirs. Peut-être que j’ai besoin d’un Thinkpad Lenovo. Peut être. Je ne sais pas vraiment. Mais est ce que je DÉSIRE un Thinkpad ? AUCUN DOUTE.

On dit souvent que le sujet désirant ressent un « manque ». L’objet désiré est conçu comme ce qui va combler ce manque, qui va le faire disparaître et apaiser l’individu. Cette description classique va toutefois à l’encontre des caractéristiques du désir. Le désir est insatiable : quelque soit le manque vécu, il n’est pas possible de le faire disparaître définitivement.

Le désir est une part intégrante de la vie humaine. Quel que soit le trouble provoqué chez le sujet, il ne lui est pas possible d’arrêter de désirer. Un désir en chasse un autre, mais le cycle de désirs successifs ne s’arrête pas.

Désir et plaisir

Le désir est souvent mis en rapport avec l’idée de plaisir. On rencontre trois situations types :

  1. l’objet désiré est vu comme une source de plaisir
  2. la possession de l’objet devrait provoquer du plaisir
  3. le fait de désirer l’objet peut procurer du plaisir

Dans le premier cas, c’est la chose elle-même qu’on pense comme cause d’un plaisir. Avoir un Thinkpad n’est pas une fin en soi. Si je désire un Thinkpad, c’est pour le plaisir qu’il va me procurer. Son clavier velouté, ses charnières généreuses, sa batterie endurante…

Le second cas est légèrement différent. La jouissance attendue vient de la possession de l’objet, pas de l’objet lui-même. On attend toujours que l’objet amène du plaisir, mais le plaisir ne vient pas des caractéristiques de l’objet. Peu importe ce que fera mon Thinkpad, peu importe ses réelles capacités, l’important c’est que j’en ai un. À ce prix je peux même le garder dans sa boite sans l’ouvrir. La simple possession de la chose procurera en moi une jouissance.

Le dernier cas indique un plaisir issu du désir lui-même. Ressentir du désir n’est pas forcément désagréable. La tension éprouvée, les illusions qu’on se fait, l’objectif de réaliser le désir : tout cela peut procurer une forme de plaisir. Beaucoup refusent ainsi de « réaliser » tous leurs désirs. Ils restent volontairement dans un état de tension et « profitent » du plaisir à désirer. Ils comprennent que :

  • la réalité ne sera pas à la hauteur de leurs espérances (déception prévisible)
  • l’objet désiré perdra son intérêt une fois acquis (suppression du désir)

Ils choisissent alors de conserver leur désir plutôt que d’essayer de les réaliser. Ils préfèrent le plaisir à éprouver du désir à celui que devrait soit-disant apporter la réalisation du désir.

La maîtrise du désir

Le désir est traditionnellement mal perçu en philosophie. Depuis Platon, il est rangé du coté du corps et de l’irrationnel. C’est un obstacle. Il nuit à la liberté. Il aliène. Il éloigne de l’autonomie et de la rationalité. Beaucoup de penseurs ont donc chercher à se détacher du désir ou à le maîtriser. Dans cette perspective, on parle de « dominer » le désir. On veut restreindre « l’emprise » du désir sur nous. On reconnaît l’ancrage du désir dans l’homme, mais on ne l’accepte pas comme une réalité digne et valable au même titre que la raison (par exemple).

« Domination », « tyrannie », « emprise » du désir : le vocabulaire connote la violence et la guerre. Ceux qui veulent se « libérer » du désir luttent, ils cherchent la « paix », l’absence de trouble. Le lexique autour de la notion mérite d’être remarqué. Il n’est pas anodin qu’on utilise un thème guerrier pour parler du désir.

Certains suggèrent que la volonté de dominer les désirs est elle même issue d’un désir. Il y aurait un désir de rationalité, d’autonomie. Ce désir pousserait inconsciemment à vouloir contrôler les autres désirs, irrationnels. Ces conceptions utilisent cependant un sens particulier de « désir ». Le désir de rationalité ne correspond pas à la définition standard du désir. Il n’est pas psychologiquement prégnant. Il ne cause pas un trouble permanent dont l’individu aurait conscience.

On use alors d’un sens « large » de désir et on  abandonne le vocabulaire guerrier. Le désir devient une simple attraction. On peut alors classer les désirs, en distinguer différents types. Toutefois ces usages peinent à cerner les limites du désir. L’extension de désir devient très vaste, et sa distinction avec d’autres réalités beaucoup plus floue.

Ce que le désir n’est pas

Le désir n’est pas le besoin. On relie souvent ces notions, mais on peut très bien contester ce rapprochement. Le besoin est nécessaire à la vie. Il est lié au corps. Il n’est pas propre à l’homme (les plantes et les animaux ont des besoins). À l’inverse, le désir est un phénomène humain. Il est d’abord psychique, et n’est pas lié à la survie. On peut désirer ce dont on a pas besoin… ou avoir besoin de ce qu’on ne désire pas.

Même si certains sens de « désir » sont flous, le désir n’est pas la volonté. Par définition, une volonté est rationnelle. Elle présente une dimension intellectuelle, voire un détachement par rapport au corps. Certaines théologies parlent de la volonté de Dieu. Un être comme Dieu peut vouloir quelque chose, mais il est très net qu’il ne va pas « désirer » quoique ce soit. Par définition, le désir est psychique et irrationnel.

Le désir n’est pas l’envie. Une envie ne dure pas : elle est éphémère. Elle est moins intense qu’un désir : sa dimension de fantasme est moins forte, moins prégnante. Enfin, une envie peut être satisfaite. Elle n’est pas insatiable comme le désir. Certains désignent l’envie comme « désir soudain et passager ». Ce n’est pas parfaitement exact, mais cela signale bien la proximité des deux notions.

Enfin, on peut distinguer le désir du souhait. Le désir est un genre de souhait. Tout souhait n’est donc pas un désir. Certains souhaits sont rationnels, d’autres non ; certains impliquent du trouble, d’autres pas. Un désir est toujours « intense », mais pas un souhait.

Une revalorisation du désir

Contre la vision négative du désir, plusieurs penseurs ont cherché à revaloriser le désir. On s’éloigne alors de la conception classique où le désir est un manque, un élément négatif. Des philosophes comme Spinoza, Nietzsche, ou Deleuze insistent sur le caractère positif du désir. Ce faisant, ils s’écartent profondément de la définition classique.

Chez Spinoza (par ex.), le désir n’est plus un attribut strictement humain. Tout ce qui est désire. Le désir est un effort pour continuer à exister qu’on rencontre chez tout être. C’est un phénomène qui n’est plus d’abord psychologique : il peut relever de l’ontologie, de la physiologie, de la physique ou encore la de la politique. Il est l’essence de toute chose, même si sa forme humaine a ses spécificités.

Ces philosophes qui repensent la notion risquent cependant de ne plus parler de la même chose que les autres. Ils utilisent un sens de désir clairement distinct du sens (1) vu plus haut. Ils définissent la notion d’une façon nouvelle, plus large, mais qui peine à faire consensus hors de leur doctrine propre ou de leur courant.

La mention d’un sens (2) de désir en début d’article vise précisément cette difficulté. Il y a bien des usages « alternatifs » du concept, mais ils n’ont pas suffisamment d’unité. On peine à en extraire une définition à la fois précise, consensuelle, et détachée d’un auteur donné. On a donc des usages de « désir » qui s’écartent de la tradition, qui ont un air de famille, mais qui ne forment pas nettement un sens à part entière (voir plus haut, section 1).

Bibliographie

  • Désir, Dictionnaire de philosophie, Noëlla Baraquin (dir.), Armand-Colin, 2007
  • Désir, Dictionnaire de philosophie, Christian Godin, Fayard, 2004
  • Désir, Dictionnaire des concepts philosophiques, Michel Blay (dir.), Larousse-CNRS, 2007
  • Désir, Lexique de philosophie, Olivier Dekens, Ellipses, 2002
  • Désir, Nouveau vocabulaire de la philosophie et des sciences humaines, Louis-Marie Morfaux (dir.), Jean Lefranc (dir.), Armand-Colin, 2005
  • Désir, Philosophie de A à Z, Collectif, Hatier, 2000
  • Désir, Vocabulaire de Spinoza, Charles Ramond, Ellipses, 1999

12 comments / Add your comment below

  1. Que l’article traite toutes les conceptions différentes du désir ou non, celles qui sont proposées sont déjà très intéressantes ! Il ne reste plus qu’à naviguer vers d’autres sources pour compléter son bagage philosophique 🙂

  2. le désir j’adore ce mot et je le déteste aussi .interressant comme post sur le désir ….est ce que l’on désire ce que l’on souhaite vraiment ?ce que l’on imagine que l’objet pourrai nous apporter combler?( un manque un vide en nous )où on désire parce que l’objet est désirable ou à su se rendre désirable à nos yeux .
    Je me méfie de l’objet qui a su se rendre désirable car mon désir est peut être finalement le fait que l’objet me désire et du coup je désire le désir de l’autre être désirée ça comble en partie un manque …
    Mon désir dépend toujours d’un objet ou d’un autre ..l’idée de le désirée de l’imaginer de le fantasmer me comble en partie mais une fois que je réalise mon désir de cet objet serai je comblé ? Un instant un moment peut être pas dutout trop déçue et je me mettrais à nouveau à désiré cet objet ou un autre…le désir est un moteur et c’est un signe de bonne santé en ce moment je désire des tas de choses …quand on désire peu ou plus rien là on est très triste on se sent très en manque de tout …
    Le désir est une bonne chose même si parfois on est déçue de ce que l’on espérais mais parfois on est ravie aussi le désir doit venir aussi de soi beaucoup de soi surtout pas uniquement de l’objet là c’est rarement un bon désir .
    Voilà mon avis sur le désir après c’est perso désir rationnel ou irrationnel ahah faut pas rester trop longtemps dans des désirs alienants c’est pas bon pour l’esprit le désir qui devient une obsession dans le temps c’est invivable !
    évitons la folie le désir est une bonne chose fantasmer rêver aussi ….:)

  3. Arrêtez de l’agresser ! Il / Elle de vous a rien fait ! Cette personne a déjà fourni un travail assez conséquent, vous ne trouvez pas ? Elle l’a fait, en seriez-vous seulement capable ? Même si la réponse était oui, je rajouterai qu’agresser les gens ce n’est pas très poli même si on n’est pas d’accord avec ce qu’ils disent. Essayez de vous en souvenir.

    1. Je vais bien, pas d’inquiétudes 😉
      Le désaccord, voire l’agressivité, ça fait partie du jeu quand on s’exprime sur Internet.
      Et puis c’est toujours l’occasion d’améliorer quelque chose.

    2. Bonjour,
      Je ne vois pas d’agression, juste un échange essayant d’être constructif, avec les limites qu’impose ce mode de communication ‘à tour de rôle’…’ discuter ‘sur ce genre de sites consiste à se rendre sur la place du village, brandir un porte voix et clamer son opinion. Puis reposer le porte voix et rentrer chez soi. Il faut savoir faire preuve de beaucoup de tact pour éviter les ‘ échauffements ‘ intempestifs.
      Et ne pas se sentir systématiquement ‘agressé’ par la moindre opinion contradictoire…
      Mais je pense que l’auteur a conscience de tout cela et ne s’est pas senti agressé outre mesure…
      Merci à lui /elle en tout cas pour son effort !

  4. Il dommage de ne trouver dans cette définition qu’un seul point de vue : le point de vue classique, le désir comme manque et comme possession.
    On aurait aimé trouver un développement critique exposant plusieurs conceptions. En particulier celle de Spinoza : le désir n’est pas manque, mais plénitude. Il n’est condamné à être irrationnel car il peut se déployer de manière adéquate.

      1. Désolé mais votre réponse me déçoit profondément.
        Etre généraliste ne signifie pas être partial, encore moins être faux.
        L’article est assez long. Un ou deux paragraphes sur d’autres visions du désir ne l’aurait pas alourdit, mais l’aurait équilibré.

        1. Je ne garantis rien, mais j’essaierai de voir ce que je peux faire pour corriger ça. Le site cherche volontairement à présenter des définitions indépendantes des auteurs. Mais je dois pouvoir synthétiser un truc sur les autres visions du désir. Probablement une section en plus effectivement.

          1. « Le site cherche volontairement à présenter des définitions indépendantes des auteurs »

            –> Ce n’est pas parce que la définition ne cite pas d’auteur qu’elle est indépendante des auteurs ! Bien au contraire … votre définition est la définition type d’un courant philosophique bien particulier. Excusez-moi, mais il y a de la naïveté à croire qu’une définition puisse être indépendante d’un courant philosophique

    1. Effectivement, il y a des traditions entières en philosophie (comme celle qui est citée, de Spinoza) que l’article ignore complètement.

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